Contes des Mille et Une Nuits
Le Livre des Mille et Une Nuits, traduit par J-C Mardus
1926-1929 Bibliothèque nationale de France de Paris
( ......> Cliquez sur le livre et visitez le site de la Bnf de Paris )
Les Mille et Une Nuits sont des contes orientaux qui seraient nés en Inde au IIIème siècle puis qui auraient gagné la Perse et seraient répandus dans le monde arabo - musulman.
Orales avant d'être écrites, ces histoires étaient racontées dans les palais des puissants mais aussi sur les places publiques.
C'est au XVIII eme siècle qu'un diplomate français, Antoine Galland, en poste en Turquie, les découvre et les traduit en français. C'est le début d'un grand succès dans toute l'Europe. ( Fleur d'Encre , Hachette)

Antoine Galland
(vers 1646 à Rollot, Picardie, France - 17 février 1715 à Paris)
L'univers des contes des Mille et Une Nuits ( cours d'histoire)

Cet empire ne demeure pas longtemps uni sous les ordres d'un même calife. Il est divisé en 3 dès le Xe siècle : califat de Bagdad à l' Est, du Caire en Égypte, de Cordoue en Espagne (el-Andalus). Mais son unité repose sur la religion (l'Islam) et la langue (l'arabe).
Les villes musulmanes avaient plusieurs fonctions :
- religieuse (mosquée)
On trouve dans chaque ville des mosquées dont la principale, la Grande Mosquée occupe le centre.
- commerciale ( le marché appelé Souk +artisanat + échanges grâce aux caravanes)
La position géographique de l'Empire arabo-musulman en fait un grand carrefour entre l'Extrême-Orient et la Méditerranée, entre l'Océan Indien et l'Asie Centrale. Par mer ou par terre (les marchands se déplacent alors en caravanes et s'arrêtent le soir dans des caravansérail), les marchandises circulent ainsi, grâce aux Arabes, entre l'Orient et l'Occident.
- politique (le calife dans son palais)
En tant que centre administratif et politique, la ville possède un palais où réside le calife ou l'un de ses représentants, entourés de nombreux fonctionnaires. Carrefour commercial, elle dispose de vastes souks (rues commerçantes, souvent couvertes) où marchands et artisans se regroupent par métier.
Le pélerinage à la Mecque
Sous le règne du calife Haroum al-Rachid , il y avait à bagdad un marchand nommé Ali Cogia qui vivait content de ce que son négoce lui produisait.Il eut trois jours de suite un songe dans lequel un vieillard le réprimandait de ce qu'il ne s'était pas encore acquitté du pélerinage de la Mecque.
Histoire d'Ali Cogia , les Mille et Une Nuits.
le souk
L'île sur laquelle régnait ce roi avait pour capitale une ville fort peuplée, abondante en toutes les choses de la vie, riche en souks et en marchands dont les boutiques étaient pourvues d'objets de prix, percées de belles rue où circulaient de nombreux cavaliers sur des chevaux splendides.
Histoire de Sindbad le Marin,les Mille et Une Nuits.
Le hammam
Le hammam ou bain turc
ABdou - Cassem, ayant fermé sa boutique, se dirigea vers le hammam, en chargeant ses babouches sur son dos, au lieu de s'en chausser; car il agissait ainsi depuis longtemps, pour économiser leur usure. Et, arrivé au hammam, il déposa ses babouches sur le seuil, avec toutes les chaussures qui s'y trouvaient rangées, selon l'usage. Et , il entra prendre son bain .
Extraits " le diwan des faciles facéties et de la gaie sagesse.

babouches
Le Palais

Il vit que tout le palais était somptueusement tendu de tapisseries, et qu'au milieu de la cour intérieure, il y avait un bassin surmonté de quatre lions en or rouge qui laissaient l'eau jaillir de leur gueule en perles éclatantes et en pierreries.
Histoire du pêcheur avec l'éfrit,les Mille et Une Nuits.
Voici quelques activités qui caractétisaient certaines villes musulmanes:
La maroquinerie : MAROC
A l'origine, la maroquinerie fait spécifiquement référence au travail du maroquin (cuir de chèvre). Le terme renvoie aujourd'hui plus largement au travail du cuir en général.
La maroquinerie est également l'industrie de préparation du cuir dans son ensemble. Exemple: Le secteur de la maroquinerie.
Le damasquinage : DAMAS
Le damasquinage (de damaschino, mot italien dérivé de Damas) est une technique artistique, originaire de Damas (Syrie), qui consiste à enchâsser un fil de cuivre, d'or ou d'argent, sur une surface métallique, généralement de fer ou d'acier, afin de créer un motif décoratif. Le résultat de cette incrustation est appelée une damasquinure. Ce type de décoration est très courant dans l'art médiéval. (wikipédia)
La cordonnerie : CORDOUE
Le cordonnier, ière n. (alt. de cordouanier, artisan travaillant le cuir de Cordoue) est une personne qui fabrique ou répare des chaussures. Cordonnier vient du mot corde, car les premiers cordonniers utilisaient des cordes pour fabriquer des chaussures. Mais viendrait aussi de cordouinier, qui sont les premiers à avoir reçu des marocains le secret de la maroquinerie. Avec le temps le mots cordouinier est devenu cordonnier !(wikipédia)
La mousseline : MOSSOUL
Initialement : Une étoffe fine et transparente originaire de Mossoul en Irak.Venue des Indes, elle apparaît en France au XVIIIe siècle d'abord en soie puis en coton. Malgré les efforts de l'État (interdictions d'importations, encouragements à la fabrication), il a fallu attendre le XIXe siècle pour que l'industrie de la mousseline se développe en France.
Cliquez ici pour découvrir une fiche découverte : avec les tissus voyage, en Orient .
C'est dans ces villes que se développe la civilisation musulmane. Ces cités sont des centres intellectuels et artistiques raffinés dotés de collèges (médersas), de bibliothèques, d'hôpitaux, où s'épanouit une science musulmane qui attire de nombreux savants mêmes étrangers.
Les mots d'origine arabe :
abricot ,alcool , algèbre,caramel ,café, élixir, girafe,lilas,massage,mousson nénuphar, orange,raquette, safari, satin, sofa, sorbet,tabouret, tamarin, jasmin , saphir, sucre,zéro, santal, divan ... ( cliquez sur wikipédia pour consulter la liste ).
----> Cliquez ici pour vérifier vos connaissances sur la civilisation arabo-musulmane .
Etude de l'image : le maunuscrit arabe
| Écrites par al-Harîrî au début du XIIe siècle, les Maqâmât (Séances) ont été souvent copiées et illustrées. Narrant en 50 séances les aventures d'Abû Zayd, vagabond bohème et rusé, elles tracent un tableau fidèle de la société abbasside. Les illustrations sont fort différentes d'un manuscrit à l'autre. Le premier manuscrit (arabe 6094), daté de 1222 et probablement copié en Syrie, reste marqué par la peinture byzantine. Le second (arabe 3929) semble avoir été fait en Irak vers 1240. Le dernier (arabe 5847), chef d'œuvre de la peinture de l'École de Bagdad a été copié et peint par al-Wâsitî en 1237. |
Caravane au repos
[arabe 6094 / f.13]![]()
Les éléments du paysage précisent le cadre du récit : lune pour symboliser la nuit, arbustes pour préciser qu’il s’agit d’une scène d’extérieur. A la représentation traditionnelle des chameaux s’ajoute celle d’un cheval, non présente dans les autres manuscrits.
Cette représentation classique du ciel et de la lune est toujours utilisée à l’époque mamelouke.
Entrée dans la ville
[arabe 5847 / f.138]![]()
Dans cette scène, la vision de l’artiste se fait panoramique. Au premier plan, les héros cheminent sur leurs chameaux. L’intérêt de l’illustration réside pourtant dans la description pleine de vie du village situé à l’arrière plan : mosquée avec son minaret, bazar à coupoles où clients et commerçants conversent, femme en train de filer, bétail et basse-cour….
Intérieur de mosquée
[arabe 6094 / f.49v]![]()
La mosquée est représentée par trois arcades où sont suspendues les lampes. Les visages des personnages, particulièrement à droite celui d’Abû Zayd en mendiant, restent marqués par l’esthétique byzantine. Des traces de modelé, qui disparaîtront ensuite totalement de la peinture arabe, subsistent encore.
Abû Zayd chez ses hôtes
[arabe 5847 / f.12v]![]()
Le cadre dans lequel se déroule cette scène de repas est caractéristique de la manière dont le peintre représente l’architecture des maisons. Celle-ci se compose généralement d’une structure en trois parties. Dans la part centrale plus large, de larges rideaux faits en riches tissus aux motifs variés descendent du plafond.
Palais d’Orient
[arabe 5847 / f.120]![]()
Les deux héros arrivent devant un mystérieux palais à l’architecture richement décorée. Un balcon surplombe une porte de bois gardé par trois servantes noires à la curieuse posture.
Textes et illustrations (http://expositions.bnf.fr/livrarab/gros_plan/illustres.htm)
Le Moyen Age et le roman
Les romans doivent leur nom au fait qu'ils sont écrits en langue romane ( ancien français langue issue du latin).Ils apparaissent au XIIè siècle et sont d'abord écrits en octosyllabes, puis en prose à partir du XIIIè siècle.

Contrairement aux chansons de geste ( la chanson de Roland chanson de geste du XIè siècle) inspirées par des faits historiques, les romans racontent les aventures imaginaires des chevaliers et comportent beaucoup d'éléments du merveilleux. Ces romans reflètent le développement de la féodalité au Moyen Age et des valeurs de la chevalerie.
Ces romans puisent leur sujet dans les légendes celtiques ( de la Grande et Petite Bretagne): en particulier l'histoire du roi Arthur et de son protecteur Merlin.
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Illustrations médiévales: la miniature et l'enluminure
Les termes enluminer, enluminure et enlumineur apparaissent au XIIIe siècle et sont formés à partir du latin illuminare (éclairer, illuminer, et, au sens figuré, mettre en lumière).
Le terme "enluminure" est souvent associé à celui de "miniature".
Le mot "miniature" vient du latin minium, désignant un rouge vermillion. Jadis, le terme s'appliquait, de préférence, aux lettres ornementales majuscules (lettrines) dessinées en rouge sur les manuscrits ; puis le rapprochement (sans fondement étymologique) avec les mots minimum, minuscule, s'est opéré, et la miniature a désigné les images peintes, de petite taille, comparées aux tableaux et aux peintures murales (fresques). S'appliquant à toute représentation de format réduit, le terme a donc désigné également les petites scènes peintes sur d'autres objets que les manuscrits.
source wikipédia
On peut donc parler de manuscrits enluminés, de manuscrits à miniatures, et même de manuscrits à peintures, comme le font certains spécialistes, puisque l'artiste chargé de cette part de l'œuvre était nommé pictor au Moyen Âge, pour le distinguer du scriptor (étymologiquement ce terme a donné scribe c'est-à-dire "celui qui écrit", mais copiste est plus adapté pour le Moyen Âge) chargé de la seule copie du texte.
Une miniature du Moyen Âge
Jean Fouquet, Bataille de Roncevaux et mort de Roland
1455-1450 Paris BNF.
Visionnez l'animation suivante pour analyser cette miniature :
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Un codex : un duel de chevaliers allemands
Le codex Manesse est un Manuscrit enluminé ayant la forme d'un codex.Il a été compilé et illustré de 1305 à 1340, à la demande de la famille Manesse, d'un patriciens de Zurich.
Un codex (bloc de bois ou livre en latin) est un livre manuscrit du même format que celui utilisé pour les livres modernes, avec des pages reliées ensemble et une couverture. Par la possibilité qu'elle offre d'accéder directement à n'importe partie du texte, cette invention romaine a remplacé le rouleau de parchemin et est la première forme de livre de toutes les cultures d'Eurasie.
Le codex contient les textes de chansons d'amour composées en allemand médiéval (Mittelhochdeutsch) par des poètes reconnus de leur époque et dont plusieurs étaient des dirigeants importants. Ces poètes, les Minnesänger, sont en quelque sorte les équivalents allemands des troubadours et trouvères.
Le manuscrit compte 137 miniatures, qui forment une série de "portraits" de chaque poète qui sont sources de renseignements intéressants sur les costumes, coutumes et armoiries de l'époque.
Source Wikipédia
Cliquez sur la miniature pour découvrir le questionnaire:

Un duel de chevaliers allemands, miniature sur Codex Manesse
( début XIVè siècle)
Heidelberg, Allemagne.
Cliquez sur le gif pour compléter la synthèse de l'analyse du codex.

Miniature : Yvain et le géant Harpin

Cliquez sur le gif pour compléter la synthèse de l'analyse de la miniature:

L'amour courtois
Au cours du XIIè siècle , une nouvelle manière de vivre se développe dans tout l'Occident: La courtoisie.
Courtoisie vient du mot cour et désigne la bonne manière d'être en société.
La littérature courtoise désigne une partie des oeuvres lyriques et romanesques médiévales liées aux cours seigneuriales et royales du XIIè au XVè siècle . La cour détermine un esthétique et une éthique profane.
Est courtois ce qui n'est pas vilain: un ensemble d'attitudes, de goûts et de valeurs proposé comme modèle littéraire aristocratique et chevaleresque. Dans ce contexte se développe un art d'aimer caractéristique qui encourage la soumission du chevalier à la dame qu'il sert et qu'on appelle l'amour courtois.
la littérature courtoise est d'abord lyrique et de langue d'oc (sud). Guillaume de Poitiers en serait l'inventeur au XIe siècle.
Jusqu'au XVe siècle avec le prince poète Charles d'Orléans des nobles rivalisent en poésie avec des hommes d'humble origine, comme Bernard de Ventadour ou Cercamon, et surtout en langue d'oïl (nord), avec des clercs comme Richard de Fournival ou Adam de la Halle.

Ces trouvères (nord) ou troubadours (sud) chantent la fin' amor( l'amour pur" affiné").
Les romans arthuriens exploitent et amplifient les caractéristiques de l'amour courtois.
source : le dictionnaire du littéraire.
"Quand vei la lauseta mover "Quand je vois l'alouette s'élancer
De joi sas alas contra'l rai, Joyeuse, dans un rayon de soleil,
Que s'oblid' e's laissa cazer Puis se laisser tomber, comme étourdie,
Per la doussor qu'al cor li vai, Par la douceur qui lui vient au cœur,
Ailas ! quals enveja m'en ve Hélas ! comme j'envie tous les êtres
De cui qu'en veja jauzion ! Que je vois heureux !
Meravilhas ai, quar dessé Et je m'émerveille que mon cœur, sur le champ,
Li cors de dezirier no'm fon." Ne se fonde point de désir."
Bernard de Ventadour
(vers 1125 – vers 1200) à Ventadour
La Dame à la licorne : Power Point Radjesh 506/ 2010
Cliquez sur l'image pour démarrer l'animation :
1- Présentation

2- Les cinq sens

3- Le sixième sens ?



































